« Je suis arrivée à Genève du Portugal quand j’avais 26 ans. Ça a été très très difficile au début, j’ai galéré beaucoup. J’ai postulé pour du travail avec mon diplôme d’assistante sociale, mais comme j’avais pas d’expérience en Suisse, on m’a pas donné une chance. Alors j’ai travaillé comme nounou, comme femme de chambre dans les hôtels, etc. Parfois, j’arrivais même pas à gagner un salaire minimum.
Plus tard avec mon mari on a traversé une période difficile sans travail. On arrivait à la fin du mois sans savoir si on pourrait acheter de la nourriture. Parfois on devait choisir entre payer les factures ou manger. J’ai dû aller chez le psychologue et prendre des médicaments parce que j’avais des attaques de panique. Après, les choses se sont améliorées et on a réussi à s’en sortir. J’ai pu faire reconnaître mon diplôme et travailler comme éducatrice de la petite enfance. J’ai même ouvert une crèche ! Si on baisse pas les bras et qu’on continue, on réussit toujours à avoir quelque chose.
Mais cette expérience nous a beaucoup marqués. Ça nous fait réfléchir sur ce qui est important et si ça vaut la peine de vivre dans un pays comme la Suisse qui exige toujours d’avoir de l’argent. Il y a des gens qui passent à travers des situations qu’on ne s’imagine même pas. Je crois que la vie c’est pas seulement aller travailler, rentrer diner et aller au lit. Au Portugal, le salaire est 4 fois plus bas et les gens ont une vie heureuse quand même.
De toute façon, je peux pas rester beaucoup de temps au même endroit à faire la même chose ! J’étais toujours passionnée par la médecine mais au Portugal la sélection était trop difficile. Mais y’a 3 ans j’ai finalement commencé des études de médecine en Argentine ! La médecine est exceptionnelle là-bas et on peut vivre plus librement que ici. Pour le moment je fais des allers-retours. Mon mari est prêt à venir avec moi quand j’aurai terminé. Il me suit partout (rires) ! Il est brésilien, il sait aussi ce que c’est que s’adapter dans un nouveau pays. J’ai pas peur de passer de nouveau par des situations difficiles et ça me donne tellement de plaisir de découvrir de nouvelles cultures. Il y a tellement de choses à découvrir ! »
(Rue de Lausanne)
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« Je suis arrivée à Genève du Portugal quand j’avais 26 ans. Ça a été très très difficile au début, j’ai galéré beaucoup. J’ai postulé pour du travail avec mon diplôme d’assistante sociale, mais comme j’avais pas d’expérience en Suisse, on m’a pas donné une chance. Alors j’ai travaillé comme nounou, comme femme de chambre dans les hôtels, etc. Parfois, j’arrivais même pas à gagner un salaire minimum.
Plus tard avec mon mari on a traversé une période difficile sans travail. On arrivait à la fin du mois sans savoir si on pourrait acheter de la nourriture. Parfois on devait choisir entre payer les factures ou manger. J’ai dû aller chez le psychologue et prendre des médicaments parce que j’avais des attaques de panique. Après, les choses se sont améliorées et on a réussi à s’en sortir. J’ai pu faire reconnaître mon diplôme et travailler comme éducatrice de la petite enfance. J’ai même ouvert une crèche ! Si on baisse pas les bras et qu’on continue, on réussit toujours à avoir quelque chose.
Mais cette expérience nous a beaucoup marqués. Ça nous fait réfléchir sur ce qui est important et si ça vaut la peine de vivre dans un pays comme la Suisse qui exige toujours d’avoir de l’argent. Il y a des gens qui passent à travers des situations qu’on ne s’imagine même pas. Je crois que la vie c’est pas seulement aller travailler, rentrer diner et aller au lit. Au Portugal, le salaire est 4 fois plus bas et les gens ont une vie heureuse quand même.
De toute façon, je peux pas rester beaucoup de temps au même endroit à faire la même chose ! J’étais toujours passionnée par la médecine mais au Portugal la sélection était trop difficile. Mais y’a 3 ans j’ai finalement commencé des études de médecine en Argentine ! La médecine est exceptionnelle là-bas et on peut vivre plus librement que ici. Pour le moment je fais des allers-retours. Mon mari est prêt à venir avec moi quand j’aurai terminé. Il me suit partout (rires) ! Il est brésilien, il sait aussi ce que c’est que s’adapter dans un nouveau pays. J’ai pas peur de passer de nouveau par des situations difficiles et ça me donne tellement de plaisir de découvrir de nouvelles cultures. Il y a tellement de choses à découvrir ! »
(Rue de Lausanne)