« Mes parents nous donnaient beaucoup d’amour. C’était vraiment une relation magnifique. On organisait souvent des fêtes chez nous. On jouait de la musique, on chantait, on dansait. Même quand il n’y avait pas de mariage, parce que avec 7 frères et soeurs c’est déjà la fête (rires) ! Et chez nous c’était l’égalité entre les filles et les garçons. Notre père travaillait en France et il nous ramenait toujours des belles robes, même des petites jupes au-dessus des genoux ! Tout le monde nous faisait toujours des compliments. On était trop gâtés, c’était vraiment le bonheur. Puis je me suis mariée, et les problèmes ont commencé.

On m’a dit qu’il était gentil et religieux. On a discuté au téléphone pendant quelques mois et je l’ai bien aimé. Après le mariage, je suis venue à Genève, et les choses étaient pas comme il m’avait raconté. En fait, il a un retard mental. Ça se voit pas du tout, j’avais rien remarqué. Et c’est sa grande soeur qui décide de tout. Après mon premier accouchement, elle a voulu prendre mon enfant, et que je rentre en Algérie. J’ai refusé et elle a commencé à me hurler dessus. Pendant les consultations avec les pédiatres, elle traduisait et elle me racontait des mensonges. Elle m’a dit qu’il y avait un trou dans son coeur et qu’elle devait le prendre pour s’occuper de lui.

Quand mon fils a eu 6 mois, on est allés en Algérie. Là-bas, elle a volé ses papiers d’identité. J’ai dû le laisser avec mes parents et rentrer à Genève. On est allés jusqu’au tribunal, et je suis passée devant beaucoup de juges. Ça a été très long et difficile pour pouvoir le faire revenir. Et elle a continué à me faire beaucoup de problèmes. Elle m’insultait dans la rue, portait plainte contre moi à la police. Après mon 2ème accouchement, elle sonnait chez nous à 2h du matin pour me réveiller, moi et le bébé. Mon mari lui a demandé d’arrêter, mais à la fin il faisait tout ce qu’elle disait. Une fois, au bureau des migrations, ils m’ont appris que j’étais sa 5ème femme. J’étais vraiment choquée !

En juin dernier, on a fini par divorcer. J’étais très contente. J’ai aucune haine contre lui, il me fait juste mal au coeur. Maintenant je fais mon maximum pour essayer de changer d’appartement. J’ai tellement souffert dedans que je ne veux plus y rester. Depuis mon mariage, tout a été négatif. Mais Allah m’a donné un garçon et une fille, et quand je passe du temps avec eux, j’oublie tous mes malheurs et je retrouve cette joie de quand j’étais petite. Heureusement, J’ai jamais laissé ces problèmes me rentrer dans la tête et dans le cœur. J’ai gardé ma joie, je profite de la vie. Et maintenant je sais que j’ai pas besoin d’un homme pour être heureuse. »

Publiée dans le cadre de la mini-série « Des frontières et des femmes », réalisée en partenariat avec l’APDH. | Traduite de l’arabe

« Mes parents nous donnaient beaucoup d’amour. C’était vraiment une relation magnifique. On organisait souvent des fêtes chez nous. On jouait de la musique, on chantait, on dansait. Même quand il n’y avait pas de mariage, parce que avec 7 frères et soeurs c’est déjà la fête (rires) ! Et chez nous c’était l’égalité entre les filles et les garçons. Notre père travaillait en France et il nous ramenait toujours des belles robes, même des petites jupes au-dessus des genoux ! Tout le monde nous faisait toujours des compliments. On était trop gâtés, c’était vraiment le bonheur. Puis je me suis mariée, et les problèmes ont commencé.

On m’a dit qu’il était gentil et religieux. On a discuté au téléphone pendant quelques mois et je l’ai bien aimé. Après le mariage, je suis venue à Genève, et les choses étaient pas comme il m’avait raconté. En fait, il a un retard mental. Ça se voit pas du tout, j’avais rien remarqué. Et c’est sa grande soeur qui décide de tout. Après mon premier accouchement, elle a voulu prendre mon enfant, et que je rentre en Algérie. J’ai refusé et elle a commencé à me hurler dessus. Pendant les consultations avec les pédiatres, elle traduisait et elle me racontait des mensonges. Elle m’a dit qu’il y avait un trou dans son coeur et qu’elle devait le prendre pour s’occuper de lui.

Quand mon fils a eu 6 mois, on est allés en Algérie. Là-bas, elle a volé ses papiers d’identité. J’ai dû le laisser avec mes parents et rentrer à Genève. On est allés jusqu’au tribunal, et je suis passée devant beaucoup de juges. Ça a été très long et difficile pour pouvoir le faire revenir. Et elle a continué à me faire beaucoup de problèmes. Elle m’insultait dans la rue, portait plainte contre moi à la police. Après mon 2ème accouchement, elle sonnait chez nous à 2h du matin pour me réveiller, moi et le bébé. Mon mari lui a demandé d’arrêter, mais à la fin il faisait tout ce qu’elle disait. Une fois, au bureau des migrations, ils m’ont appris que j’étais sa 5ème femme. J’étais vraiment choquée !

En juin dernier, on a fini par divorcer. J’étais très contente. J’ai aucune haine contre lui, il me fait juste mal au coeur. Maintenant je fais mon maximum pour essayer de changer d’appartement. J’ai tellement souffert dedans que je ne veux plus y rester. Depuis mon mariage, tout a été négatif. Mais Allah m’a donné un garçon et une fille, et quand je passe du temps avec eux, j’oublie tous mes malheurs et je retrouve cette joie de quand j’étais petite. Heureusement, J’ai jamais laissé ces problèmes me rentrer dans la tête et dans le cœur. J’ai gardé ma joie, je profite de la vie. Et maintenant je sais que j’ai pas besoin d’un homme pour être heureuse. »

Publiée dans le cadre de la mini-série « Des frontières et des femmes », réalisée en partenariat avec l’APDH. | Traduite de l’arabe

Publié le: 18 octobre 2022

Partagez sur :

« Mes parents nous donnaient beaucoup d’amour. C’était vraiment une relation magnifique. On organisait souvent des fêtes chez nous. On jouait de la musique, on chantait, on dansait. Même quand il n’y avait pas de mariage, parce que avec 7 frères et soeurs c’est déjà la fête (rires) ! Et chez nous c’était l’égalité entre les filles et les garçons. Notre père travaillait en France et il nous ramenait toujours des belles robes, même des petites jupes au-dessus des genoux ! Tout le monde nous faisait toujours des compliments. On était trop gâtés, c’était vraiment le bonheur. Puis je me suis mariée, et les problèmes ont commencé.

On m’a dit qu’il était gentil et religieux. On a discuté au téléphone pendant quelques mois et je l’ai bien aimé. Après le mariage, je suis venue à Genève, et les choses étaient pas comme il m’avait raconté. En fait, il a un retard mental. Ça se voit pas du tout, j’avais rien remarqué. Et c’est sa grande soeur qui décide de tout. Après mon premier accouchement, elle a voulu prendre mon enfant, et que je rentre en Algérie. J’ai refusé et elle a commencé à me hurler dessus. Pendant les consultations avec les pédiatres, elle traduisait et elle me racontait des mensonges. Elle m’a dit qu’il y avait un trou dans son coeur et qu’elle devait le prendre pour s’occuper de lui.

Quand mon fils a eu 6 mois, on est allés en Algérie. Là-bas, elle a volé ses papiers d’identité. J’ai dû le laisser avec mes parents et rentrer à Genève. On est allés jusqu’au tribunal, et je suis passée devant beaucoup de juges. Ça a été très long et difficile pour pouvoir le faire revenir. Et elle a continué à me faire beaucoup de problèmes. Elle m’insultait dans la rue, portait plainte contre moi à la police. Après mon 2ème accouchement, elle sonnait chez nous à 2h du matin pour me réveiller, moi et le bébé. Mon mari lui a demandé d’arrêter, mais à la fin il faisait tout ce qu’elle disait. Une fois, au bureau des migrations, ils m’ont appris que j’étais sa 5ème femme. J’étais vraiment choquée !

En juin dernier, on a fini par divorcer. J’étais très contente. J’ai aucune haine contre lui, il me fait juste mal au coeur. Maintenant je fais mon maximum pour essayer de changer d’appartement. J’ai tellement souffert dedans que je ne veux plus y rester. Depuis mon mariage, tout a été négatif. Mais Allah m’a donné un garçon et une fille, et quand je passe du temps avec eux, j’oublie tous mes malheurs et je retrouve cette joie de quand j’étais petite. Heureusement, J’ai jamais laissé ces problèmes me rentrer dans la tête et dans le cœur. J’ai gardé ma joie, je profite de la vie. Et maintenant je sais que j’ai pas besoin d’un homme pour être heureuse. »

Publiée dans le cadre de la mini-série « Des frontières et des femmes », réalisée en partenariat avec l’APDH. | Traduite de l’arabe

« Mes parents nous donnaient beaucoup d’amour. C’était vraiment une relation magnifique. On organisait souvent des fêtes chez nous. On jouait de la musique, on chantait, on dansait. Même quand il n’y avait pas de mariage, parce que avec 7 frères et soeurs c’est déjà la fête (rires) ! Et chez nous c’était l’égalité entre les filles et les garçons. Notre père travaillait en France et il nous ramenait toujours des belles robes, même des petites jupes au-dessus des genoux ! Tout le monde nous faisait toujours des compliments. On était trop gâtés, c’était vraiment le bonheur. Puis je me suis mariée, et les problèmes ont commencé.

On m’a dit qu’il était gentil et religieux. On a discuté au téléphone pendant quelques mois et je l’ai bien aimé. Après le mariage, je suis venue à Genève, et les choses étaient pas comme il m’avait raconté. En fait, il a un retard mental. Ça se voit pas du tout, j’avais rien remarqué. Et c’est sa grande soeur qui décide de tout. Après mon premier accouchement, elle a voulu prendre mon enfant, et que je rentre en Algérie. J’ai refusé et elle a commencé à me hurler dessus. Pendant les consultations avec les pédiatres, elle traduisait et elle me racontait des mensonges. Elle m’a dit qu’il y avait un trou dans son coeur et qu’elle devait le prendre pour s’occuper de lui.

Quand mon fils a eu 6 mois, on est allés en Algérie. Là-bas, elle a volé ses papiers d’identité. J’ai dû le laisser avec mes parents et rentrer à Genève. On est allés jusqu’au tribunal, et je suis passée devant beaucoup de juges. Ça a été très long et difficile pour pouvoir le faire revenir. Et elle a continué à me faire beaucoup de problèmes. Elle m’insultait dans la rue, portait plainte contre moi à la police. Après mon 2ème accouchement, elle sonnait chez nous à 2h du matin pour me réveiller, moi et le bébé. Mon mari lui a demandé d’arrêter, mais à la fin il faisait tout ce qu’elle disait. Une fois, au bureau des migrations, ils m’ont appris que j’étais sa 5ème femme. J’étais vraiment choquée !

En juin dernier, on a fini par divorcer. J’étais très contente. J’ai aucune haine contre lui, il me fait juste mal au coeur. Maintenant je fais mon maximum pour essayer de changer d’appartement. J’ai tellement souffert dedans que je ne veux plus y rester. Depuis mon mariage, tout a été négatif. Mais Allah m’a donné un garçon et une fille, et quand je passe du temps avec eux, j’oublie tous mes malheurs et je retrouve cette joie de quand j’étais petite. Heureusement, J’ai jamais laissé ces problèmes me rentrer dans la tête et dans le cœur. J’ai gardé ma joie, je profite de la vie. Et maintenant je sais que j’ai pas besoin d’un homme pour être heureuse. »

Publiée dans le cadre de la mini-série « Des frontières et des femmes », réalisée en partenariat avec l’APDH. | Traduite de l’arabe

Publié le: 18 octobre 2022

Partagez sur :