« J’ai grandi à Ras El Hein, dans le Kurdistan syrien. C’était un village d’agriculteurs. Il y avait beaucoup d’arbres fruitiers et de vignes, c’était très beau. Au printemps on se posait devant la maison sur l’herbe, et on prenait le thé, et tous les voisins nous rejoignaient. On discutait et on rigolait jusqu’au coucher du soleil. Tout le village était presque une grande famille. Si quelqu’un avait besoin, tout le monde aidait, et s’il y avait une fête tout le monde fêtait ensemble.  Mon père avait deux femmes, et on était 15 frères et sœurs ! Tous les enfants on dormait dans la même pièce. L’ambiance dans la maison était super.  

Malheureusement j’ai dû arrêter l’école tôt parce que l’école secondaire était trop loin. Alors j’ai travaillé dans les champs de mon père. On faisait pousser du coton, du blé, du maïs. Et à l’époque en Syrie, toute l’agriculture c’était avec les mains. C’était très difficile. On commençait dès que le soleil se levait, et on s’arrêtait seulement pour déjeuner. Ici les gens finissent de travailler à 17h, mais nous là-bas… ouf ! On travaillait jusqu’au coucher du soleil ! J’avais rien en tête pour mon futur vraiment. Comme je n’avais pas fait d’études, j’avais pas beaucoup de choix et de choses à imaginer. Il fallait travailler, et après se marier.  

J’avais 32 ans et 3 enfants quand j’ai entendu parler de la guerre pour la première fois. C’était l’été, on dormait sur le toit, et on a commencé à voir des feux de tous les côtés. Rapidement, il y a eu beaucoup de combats, tout le temps et partout. Beaucoup de gens sont morts. C’était très effrayant. Parfois les enfants étaient à l’école et tout à coup ils devaient partir parce qu’il y avait un hélicoptère qui tirait. Et ils devaient courir au moins 15 minutes jusqu’à la maison. Parfois je restais devant l’école juste au cas où. Mon mari allait tous les soirs avec le voisin faire des rondes pour protéger le village. Un soir, mon mari n’est pas allé, et cette nuit-là le voisin a été tué.

Il n’y avait pas assez de nourriture. Certaines familles ne mangeaient pas pendant plusieurs jours. Donc pour survivre les gens volaient et tuaient. Un homme pouvait tuer son voisin sans pitié, comme si c’était juste un animal. C’était notre quotidien. Tous les jours on apprenait une mauvaise nouvelle. On n’arrivait pas à dormir. J’ai des souvenirs trop difficiles que je n’arrive pas à raconter. Si je commence, je vais commencer à pleurer.   Aujourd’hui encore mes enfants ont des traumatismes, ils ont fait beaucoup de cauchemars.

Après 2 ans, on a décidé de partir. Pour tout oublier et recommencer à zéro. On est d’abord restés en Turquie puis on a pris la route pour l’Europe. 15 jours de train, de voiture, mais on a surtout beaucoup marché. On était un groupe sans destination précise avec des familles et des enfants. Ma sœur portait même son bébé. Ça a été très très difficile. Quand il pleuvait, on était trempés parfois plusieurs jours. On dormait partout où on pouvait, même par terre dans la rue.  Mais tout au long du chemin on trouvait de la nourriture et des habits. Je ne sais pas qui mettait tout ça, mais ça nous a beaucoup aidés. C’était très humain et je me suis sentie bien accueillie.   

Arrivés en Suisse, on nous a placés dans une maison dans un village près de Genève, à Avully. On est arrivés seulement avec des sacs à dos, et la maison était vide. Une personne de la mairie nous a accompagnés faire des courses, et en revenant on a trouvé devant notre porte plusieurs petits paniers que les gens du village avaient amenés. Et il y avait une feuille sur la porte avec écrit : « Si vous avez des dons pour la famille, déposez-les sans sonner car ils sont très fatigués et ils ont besoin de se reposer.  » Quand j’ai vu ça j’étais trop contente. Chaque fois que j’ouvrais la porte je trouvais quelque chose de nouveau : de la nourriture, un aspirateur, une télévision.

On a créé de très belles relations avec les gens dans le village. On est trop bien ici maintenant. Les gens nous invitent chez eux pour manger, et eux viennent aussi chez nous. Ils aiment beaucoup ma cuisine ! Une fois je me suis cassé le bras et je devais aller régulièrement à l’hôpital. Mais c’était loin, alors ils ont mis une petite feuille sur la mairie et chaque personne pouvait s’inscrire pour me conduire à mes rendez-vous. Ça m’a fait très plaisir ! Après un an, on devait quitter la maison. Les gens du village se sont mobilisés pour nous trouver un logement dans le village. Et ils ont réussi ! Quand on a déménagé on a fait un grand repas avec tout le monde ! »

Publiée dans le cadre de la mini-série « Des frontières et des femmes », réalisée en partenariat avec l’APDH. | Traduite de l’arabe

Toutes les histoires

« J’ai grandi à Ras El Hein, dans le Kurdistan syrien. C’était un village d’agriculteurs. Il y avait beaucoup d’arbres fruitiers et de vignes, c’était très beau. Au printemps on se posait devant la maison sur l’herbe, et on prenait le thé, et tous les voisins nous rejoignaient. On discutait et on rigolait jusqu’au coucher du soleil. Tout le village était presque une grande famille. Si quelqu’un avait besoin, tout le monde aidait, et s’il y avait une fête tout le monde fêtait ensemble.  Mon père avait deux femmes, et on était 15 frères et sœurs ! Tous les enfants on dormait dans la même pièce. L’ambiance dans la maison était super.

Malheureusement j’ai dû arrêter l’école tôt parce que l’école secondaire était trop loin. Alors j’ai travaillé dans les champs de mon père. On faisait pousser du coton, du blé, du maïs. Et à l’époque en Syrie, toute l’agriculture c’était avec les mains. C’était très difficile. On commençait dès que le soleil se levait, et on s’arrêtait seulement pour déjeuner. Ici les gens finissent de travailler à 17h, mais nous là-bas… ouf ! On travaillait jusqu’au coucher du soleil ! J’avais rien en tête pour mon futur vraiment. Comme je n’avais pas fait d’études, j’avais pas beaucoup de choix et de choses à imaginer. Il fallait travailler, et après se marier.

J’avais 32 ans et 3 enfants quand j’ai entendu parler de la guerre pour la première fois. C’était l’été, on dormait sur le toit, et on a commencé à voir des feux de tous les côtés. Rapidement, il y a eu beaucoup de combats, tout le temps et partout. Beaucoup de gens sont morts. C’était très effrayant. Parfois les enfants étaient à l’école et tout à coup ils devaient partir parce qu’il y avait un hélicoptère qui tirait. Et ils devaient courir au moins 15 minutes jusqu’à la maison. Parfois je restais devant l’école juste au cas où. Mon mari allait tous les soirs avec le voisin faire des rondes pour protéger le village. Un soir, mon mari n’est pas allé, et cette nuit-là le voisin a été tué.

Il n’y avait pas assez de nourriture. Certaines familles ne mangeaient pas pendant plusieurs jours. Donc pour survivre les gens volaient et tuaient. Un homme pouvait tuer son voisin sans pitié, comme si c’était juste un animal. C’était notre quotidien. Tous les jours on apprenait une mauvaise nouvelle. On n’arrivait pas à dormir. J’ai des souvenirs trop difficiles que je n’arrive pas à raconter. Si je commence, je vais commencer à pleurer.   Aujourd’hui encore mes enfants ont des traumatismes, ils ont fait beaucoup de cauchemars.

Après 2 ans, on a décidé de partir. Pour tout oublier et recommencer à zéro. On est d’abord restés en Turquie puis on a pris la route pour l’Europe. 15 jours de train, de voiture, mais on a surtout beaucoup marché. On était un groupe sans destination précise avec des familles et des enfants. Ma sœur portait même son bébé. Ça a été très très difficile. Quand il pleuvait, on était trempés parfois plusieurs jours. On dormait partout où on pouvait, même par terre dans la rue.  Mais tout au long du chemin on trouvait de la nourriture et des habits. Je ne sais pas qui mettait tout ça, mais ça nous a beaucoup aidés. C’était très humain et je me suis sentie bien accueillie.

Arrivés en Suisse, on nous a placés dans une maison dans un village près de Genève, à Avully. On est arrivés seulement avec des sacs à dos, et la maison était vide. Une personne de la mairie nous a accompagnés faire des courses, et en revenant on a trouvé devant notre porte plusieurs petits paniers que les gens du village avaient amenés. Et il y avait une feuille sur la porte avec écrit : « Si vous avez des dons pour la famille, déposez-les sans sonner car ils sont très fatigués et ils ont besoin de se reposer.  » Quand j’ai vu ça j’étais trop contente. Chaque fois que j’ouvrais la porte je trouvais quelque chose de nouveau : de la nourriture, un aspirateur, une télévision.

On a créé de très belles relations avec les gens dans le village. On est trop bien ici maintenant. Les gens nous invitent chez eux pour manger, et eux viennent aussi chez nous. Ils aiment beaucoup ma cuisine ! Une fois je me suis cassé le bras et je devais aller régulièrement à l’hôpital. Mais c’était loin, alors ils ont mis une petite feuille sur la mairie et chaque personne pouvait s’inscrire pour me conduire à mes rendez-vous. Ça m’a fait très plaisir ! Après un an, on devait quitter la maison. Les gens du village se sont mobilisés pour nous trouver un logement dans le village. Et ils ont réussi ! Quand on a déménagé on a fait un grand repas avec tout le monde ! »

Publiée dans le cadre de la mini-série « Des frontières et des femmes », réalisée en partenariat avec l’APDH. | Traduite de l’arabe

Toutes les histoires
Publié le: 16 octobre 2022

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« J’ai grandi à Ras El Hein, dans le Kurdistan syrien. C’était un village d’agriculteurs. Il y avait beaucoup d’arbres fruitiers et de vignes, c’était très beau. Au printemps on se posait devant la maison sur l’herbe, et on prenait le thé, et tous les voisins nous rejoignaient. On discutait et on rigolait jusqu’au coucher du soleil. Tout le village était presque une grande famille. Si quelqu’un avait besoin, tout le monde aidait, et s’il y avait une fête tout le monde fêtait ensemble.  Mon père avait deux femmes, et on était 15 frères et sœurs ! Tous les enfants on dormait dans la même pièce. L’ambiance dans la maison était super.  

Malheureusement j’ai dû arrêter l’école tôt parce que l’école secondaire était trop loin. Alors j’ai travaillé dans les champs de mon père. On faisait pousser du coton, du blé, du maïs. Et à l’époque en Syrie, toute l’agriculture c’était avec les mains. C’était très difficile. On commençait dès que le soleil se levait, et on s’arrêtait seulement pour déjeuner. Ici les gens finissent de travailler à 17h, mais nous là-bas… ouf ! On travaillait jusqu’au coucher du soleil ! J’avais rien en tête pour mon futur vraiment. Comme je n’avais pas fait d’études, j’avais pas beaucoup de choix et de choses à imaginer. Il fallait travailler, et après se marier.  

J’avais 32 ans et 3 enfants quand j’ai entendu parler de la guerre pour la première fois. C’était l’été, on dormait sur le toit, et on a commencé à voir des feux de tous les côtés. Rapidement, il y a eu beaucoup de combats, tout le temps et partout. Beaucoup de gens sont morts. C’était très effrayant. Parfois les enfants étaient à l’école et tout à coup ils devaient partir parce qu’il y avait un hélicoptère qui tirait. Et ils devaient courir au moins 15 minutes jusqu’à la maison. Parfois je restais devant l’école juste au cas où. Mon mari allait tous les soirs avec le voisin faire des rondes pour protéger le village. Un soir, mon mari n’est pas allé, et cette nuit-là le voisin a été tué.

Il n’y avait pas assez de nourriture. Certaines familles ne mangeaient pas pendant plusieurs jours. Donc pour survivre les gens volaient et tuaient. Un homme pouvait tuer son voisin sans pitié, comme si c’était juste un animal. C’était notre quotidien. Tous les jours on apprenait une mauvaise nouvelle. On n’arrivait pas à dormir. J’ai des souvenirs trop difficiles que je n’arrive pas à raconter. Si je commence, je vais commencer à pleurer.   Aujourd’hui encore mes enfants ont des traumatismes, ils ont fait beaucoup de cauchemars.

Après 2 ans, on a décidé de partir. Pour tout oublier et recommencer à zéro. On est d’abord restés en Turquie puis on a pris la route pour l’Europe. 15 jours de train, de voiture, mais on a surtout beaucoup marché. On était un groupe sans destination précise avec des familles et des enfants. Ma sœur portait même son bébé. Ça a été très très difficile. Quand il pleuvait, on était trempés parfois plusieurs jours. On dormait partout où on pouvait, même par terre dans la rue.  Mais tout au long du chemin on trouvait de la nourriture et des habits. Je ne sais pas qui mettait tout ça, mais ça nous a beaucoup aidés. C’était très humain et je me suis sentie bien accueillie.   

Arrivés en Suisse, on nous a placés dans une maison dans un village près de Genève, à Avully. On est arrivés seulement avec des sacs à dos, et la maison était vide. Une personne de la mairie nous a accompagnés faire des courses, et en revenant on a trouvé devant notre porte plusieurs petits paniers que les gens du village avaient amenés. Et il y avait une feuille sur la porte avec écrit : « Si vous avez des dons pour la famille, déposez-les sans sonner car ils sont très fatigués et ils ont besoin de se reposer.  » Quand j’ai vu ça j’étais trop contente. Chaque fois que j’ouvrais la porte je trouvais quelque chose de nouveau : de la nourriture, un aspirateur, une télévision.

On a créé de très belles relations avec les gens dans le village. On est trop bien ici maintenant. Les gens nous invitent chez eux pour manger, et eux viennent aussi chez nous. Ils aiment beaucoup ma cuisine ! Une fois je me suis cassé le bras et je devais aller régulièrement à l’hôpital. Mais c’était loin, alors ils ont mis une petite feuille sur la mairie et chaque personne pouvait s’inscrire pour me conduire à mes rendez-vous. Ça m’a fait très plaisir ! Après un an, on devait quitter la maison. Les gens du village se sont mobilisés pour nous trouver un logement dans le village. Et ils ont réussi ! Quand on a déménagé on a fait un grand repas avec tout le monde ! »

Publiée dans le cadre de la mini-série « Des frontières et des femmes », réalisée en partenariat avec l’APDH. | Traduite de l’arabe

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« J’ai grandi à Ras El Hein, dans le Kurdistan syrien. C’était un village d’agriculteurs. Il y avait beaucoup d’arbres fruitiers et de vignes, c’était très beau. Au printemps on se posait devant la maison sur l’herbe, et on prenait le thé, et tous les voisins nous rejoignaient. On discutait et on rigolait jusqu’au coucher du soleil. Tout le village était presque une grande famille. Si quelqu’un avait besoin, tout le monde aidait, et s’il y avait une fête tout le monde fêtait ensemble.  Mon père avait deux femmes, et on était 15 frères et sœurs ! Tous les enfants on dormait dans la même pièce. L’ambiance dans la maison était super.

Malheureusement j’ai dû arrêter l’école tôt parce que l’école secondaire était trop loin. Alors j’ai travaillé dans les champs de mon père. On faisait pousser du coton, du blé, du maïs. Et à l’époque en Syrie, toute l’agriculture c’était avec les mains. C’était très difficile. On commençait dès que le soleil se levait, et on s’arrêtait seulement pour déjeuner. Ici les gens finissent de travailler à 17h, mais nous là-bas… ouf ! On travaillait jusqu’au coucher du soleil ! J’avais rien en tête pour mon futur vraiment. Comme je n’avais pas fait d’études, j’avais pas beaucoup de choix et de choses à imaginer. Il fallait travailler, et après se marier.

J’avais 32 ans et 3 enfants quand j’ai entendu parler de la guerre pour la première fois. C’était l’été, on dormait sur le toit, et on a commencé à voir des feux de tous les côtés. Rapidement, il y a eu beaucoup de combats, tout le temps et partout. Beaucoup de gens sont morts. C’était très effrayant. Parfois les enfants étaient à l’école et tout à coup ils devaient partir parce qu’il y avait un hélicoptère qui tirait. Et ils devaient courir au moins 15 minutes jusqu’à la maison. Parfois je restais devant l’école juste au cas où. Mon mari allait tous les soirs avec le voisin faire des rondes pour protéger le village. Un soir, mon mari n’est pas allé, et cette nuit-là le voisin a été tué.

Il n’y avait pas assez de nourriture. Certaines familles ne mangeaient pas pendant plusieurs jours. Donc pour survivre les gens volaient et tuaient. Un homme pouvait tuer son voisin sans pitié, comme si c’était juste un animal. C’était notre quotidien. Tous les jours on apprenait une mauvaise nouvelle. On n’arrivait pas à dormir. J’ai des souvenirs trop difficiles que je n’arrive pas à raconter. Si je commence, je vais commencer à pleurer.   Aujourd’hui encore mes enfants ont des traumatismes, ils ont fait beaucoup de cauchemars.

Après 2 ans, on a décidé de partir. Pour tout oublier et recommencer à zéro. On est d’abord restés en Turquie puis on a pris la route pour l’Europe. 15 jours de train, de voiture, mais on a surtout beaucoup marché. On était un groupe sans destination précise avec des familles et des enfants. Ma sœur portait même son bébé. Ça a été très très difficile. Quand il pleuvait, on était trempés parfois plusieurs jours. On dormait partout où on pouvait, même par terre dans la rue.  Mais tout au long du chemin on trouvait de la nourriture et des habits. Je ne sais pas qui mettait tout ça, mais ça nous a beaucoup aidés. C’était très humain et je me suis sentie bien accueillie.

Arrivés en Suisse, on nous a placés dans une maison dans un village près de Genève, à Avully. On est arrivés seulement avec des sacs à dos, et la maison était vide. Une personne de la mairie nous a accompagnés faire des courses, et en revenant on a trouvé devant notre porte plusieurs petits paniers que les gens du village avaient amenés. Et il y avait une feuille sur la porte avec écrit : « Si vous avez des dons pour la famille, déposez-les sans sonner car ils sont très fatigués et ils ont besoin de se reposer.  » Quand j’ai vu ça j’étais trop contente. Chaque fois que j’ouvrais la porte je trouvais quelque chose de nouveau : de la nourriture, un aspirateur, une télévision.

On a créé de très belles relations avec les gens dans le village. On est trop bien ici maintenant. Les gens nous invitent chez eux pour manger, et eux viennent aussi chez nous. Ils aiment beaucoup ma cuisine ! Une fois je me suis cassé le bras et je devais aller régulièrement à l’hôpital. Mais c’était loin, alors ils ont mis une petite feuille sur la mairie et chaque personne pouvait s’inscrire pour me conduire à mes rendez-vous. Ça m’a fait très plaisir ! Après un an, on devait quitter la maison. Les gens du village se sont mobilisés pour nous trouver un logement dans le village. Et ils ont réussi ! Quand on a déménagé on a fait un grand repas avec tout le monde ! »

Publiée dans le cadre de la mini-série « Des frontières et des femmes », réalisée en partenariat avec l’APDH. | Traduite de l’arabe

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Publié le: 16 octobre 2022

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