« Je suis la 4ème génération d’artistes de cirque de ma famille. Mes arrière-grands-parents étaient funambules et moi je suis gymnaste aérienne. Au début je voulais pas du tout travailler dans le monde du crique et je suis allée à l’université à Moscou. C’était une bonne expérience pour moi de voir comment vivent les gens qui ne sont pas du monde du cirque. Et j’ai encore des amis de la « vie normale » (rires) ! Mais après j’ai réalisé que c’était pas pour moi, alors j’ai choisi le cirque.

C’est un style de vie, c’est difficile à expliquer. C’est un ensemble : voyager, se produire en public, entendre le public applaudir… ça me donne la chair de poule ! Tu partages tes émotions et les personnes t’admirent pour ça. C’est un environnement sans lequel je ne peux pas vivre. On vit comme ça, et on ne peut pas en sortir (rires) ! Dans le cirque traditionnel en Russie la piste est un lieu sacré. On ne lui tourne jamais le dos par respect, parce que c’est la piste qui te donne du pain. Et si tu as mal quelque part ou si tu as de la fièvre, tu oublies tout dès que tu rentres sur la piste. C’est vrai ! C’est la magie du cirque (rires) ! Mais c’est un travail difficile. Tu dois t’entrainer, garder ton corps en forme, et parfois c’est douloureux. C’est aussi dangereux, tu dois toujours tout faire avec 100% de ton cerveau.

Ma mère est une grande source d’inspiration. C’est une grande artiste et une personne très forte. Elle a remporté le Clown d’or au festival de Monte-Carlo avec mon beau-père. C’était un moment très spécial parce que c’est la plus haute distinction dans le monde du cirque. Et tu sais, quand on te le donne c’est très… wow ! Plus tard, elle est tombée de 6 mètres de haut pendant un spectacle. Elle s’est cassé les coudes, les poignets, la colonne vertébrale…Le médecin disait qu’elle ne pourrait jamais plus se produire. Mais elle a réussi à revenir et c’était très inspirant pour moi. J’étais au Cirque Knie pour la première fois avec ma mère en 1998 et maintenant j’ai une performance solo. C’est un grand accomplissement et un honneur pour moi parce que c’est vraiment le meilleur cirque itinérant. J’ai aussi ma vie privée ici, donc bon, j’ai trouvé mon équilibre ! »

(Plainpalais | traduite de l’anglais)

Note: J’ai rencontré Katia en septembre 2021 lors du passage du Cirque Knie à Genève. Découvrez son univers et suivez ses performances sur son compte Instagram: @katiabacardi

Publié le: 7 novembre 2021

« Je suis la 4ème génération d’artistes de cirque de ma famille. Mes arrière-grands-parents étaient funambules et moi je suis gymnaste aérienne. Au début je voulais pas du tout travailler dans le monde du crique et je suis allée à l’université à Moscou. C’était une bonne expérience pour moi de voir comment vivent les gens qui ne sont pas du monde du cirque. Et j’ai encore des amis de la « vie normale » (rires) ! Mais après j’ai réalisé que c’était pas pour moi, alors j’ai choisi le cirque.

C’est un style de vie, c’est difficile à expliquer. C’est un ensemble : voyager, se produire en public, entendre le public applaudir… ça me donne la chair de poule ! Tu partages tes émotions et les personnes t’admirent pour ça. C’est un environnement sans lequel je ne peux pas vivre. On vit comme ça, et on ne peut pas en sortir (rires) ! Dans le cirque traditionnel en Russie la piste est un lieu sacré. On ne lui tourne jamais le dos par respect, parce que c’est la piste qui te donne du pain. Et si tu as mal quelque part ou si tu as de la fièvre, tu oublies tout dès que tu rentres sur la piste. C’est vrai ! C’est la magie du cirque (rires) ! Mais c’est un travail difficile. Tu dois t’entrainer, garder ton corps en forme, et parfois c’est douloureux. C’est aussi dangereux, tu dois toujours tout faire avec 100% de ton cerveau.

Ma mère est une grande source d’inspiration. C’est une grande artiste et une personne très forte. Elle a remporté le Clown d’or au festival de Monte-Carlo avec mon beau-père. C’était un moment très spécial parce que c’est la plus haute distinction dans le monde du cirque. Et tu sais, quand on te le donne c’est très… wow ! Plus tard, elle est tombée de 6 mètres de haut pendant un spectacle. Elle s’est cassé les coudes, les poignets, la colonne vertébrale…Le médecin disait qu’elle ne pourrait jamais plus se produire. Mais elle a réussi à revenir et c’était très inspirant pour moi. J’étais au Cirque Knie pour la première fois avec ma mère en 1998 et maintenant j’ai une performance solo. C’est un grand accomplissement et un honneur pour moi parce que c’est vraiment le meilleur cirque itinérant. J’ai aussi ma vie privée ici, donc bon, j’ai trouvé mon équilibre ! »

(Plainpalais | traduite de l’anglais)

Note: J’ai rencontré Katia en septembre 2021 lors du passage du Cirque Knie à Genève. Découvrez son univers et suivez ses performances sur son compte Instagram: @katiabacardi

Publié le: 7 novembre 2021