« Quand on la tête en bas on voit le monde sous un autre angle. On se sent très puissant, parfois on a l’impression de voler. Mais le plus important dans les sports extrêmes c’est la concentration, parce qu’on peut toujours se blesser. Tu dois vraiment comprendre ça. Si t’es pas prêt à ça, t’arriveras nulle part dans ce monde-là.

À 18 ans j’ai éclaté mon petit intestin et on m’a directement opéré pour me sauver la vie. C’était mon premier gros crash, j’étais jeune et je me suis dit : ça fait partie du jeu, faut continuer ! Puis quand j’avais 23 ans j’ai chuté pendant une compétition. Je venais de rompre avec ma copine et j’avais des soucis avec mon père donc j’étais pas concentré. J’ai fait une erreur minuscule et j’ai chuté sur ma tête. Mes poumons ont arrêté de fonctionner et j’ai fait un arrêt cardiaque. En fait j’étais mort et ils m’ont ramené à la vie en pleine compétition. Heureusement je me suis rien cassé et 1,5 mois plus tard j’étais de retour dans le championnat. Depuis cette chute les choses ont changé – quand je mets le casque je suis avec la moto et les problèmes personnels restent de côté.

Le crash qui a été vraiment dur émotionnellement c’est quand je me suis cassé la main. Si tu meurs le problème c’est ceux qui restent. Mais cette fois ma main était disloquée et perpendiculaire. Les docteurs ont dit que je pourrais plus piloter. J’avais 24 ans et j’étais au sommet de ma carrière, en train de me battre pour le championnat du monde. Je me suis dit : « Non ! Je vais revenir ! Qu’importe la douleur et le travail que je dois faire. » Ca m’a pris 8 mois pour remonter sur la moto, mais ca m’a pris 2,5 ans pour me sentir à nouveau bien dessus.

Pour moi c’est toujours l’innovation qui m’attire au championnat du monde. Je fais un trick que je suis le seul à faire au monde. On l’appelle le « inside roll » – je fais un saut-périlleux avant au dessus de la moto. C’est assez dangereux et c’est comme ça que je me suis cassé la main. Mon objectif c’est de revenir avec ce trick et de remporter le championnat du monde. La vie est courte. Aujourd’hui on parle ici, mais demain personne ne sait. Je veux saisir toutes les opportunités que la vie me donne. »

(Plainpalais | traduite de l’anglais)

Note: J’ai rencontré Marc en septembre 2021 lors du passage du Cirque Knie à Genève. Découvrez son univers et suivez ses performances sur son compte Instagram: @marcpinyolfmx

Publié le: 15 novembre 2021
« Quand on la tête en bas on voit le monde sous un autre angle. On se sent très puissant, parfois on a l’impression de voler. Mais le plus important dans les sports extrêmes c’est la concentration, parce qu’on peut toujours se blesser. Tu dois vraiment comprendre ça. Si t’es pas prêt à ça, t’arriveras nulle part dans ce monde-là.

À 18 ans j’ai éclaté mon petit intestin et on m’a directement opéré pour me sauver la vie. C’était mon premier gros crash, j’étais jeune et je me suis dit : ça fait partie du jeu, faut continuer ! Puis quand j’avais 23 ans j’ai chuté pendant une compétition. Je venais de rompre avec ma copine et j’avais des soucis avec mon père donc j’étais pas concentré. J’ai fait une erreur minuscule et j’ai chuté sur ma tête. Mes poumons ont arrêté de fonctionner et j’ai fait un arrêt cardiaque. En fait j’étais mort et ils m’ont ramené à la vie en pleine compétition. Heureusement je me suis rien cassé et 1,5 mois plus tard j’étais de retour dans le championnat. Depuis cette chute les choses ont changé – quand je mets le casque je suis avec la moto et les problèmes personnels restent de côté.

Le crash qui a été vraiment dur émotionnellement c’est quand je me suis cassé la main. Si tu meurs le problème c’est ceux qui restent. Mais cette fois ma main était disloquée et perpendiculaire. Les docteurs ont dit que je pourrais plus piloter. J’avais 24 ans et j’étais au sommet de ma carrière, en train de me battre pour le championnat du monde. Je me suis dit : « Non ! Je vais revenir ! Qu’importe la douleur et le travail que je dois faire. » Ca m’a pris 8 mois pour remonter sur la moto, mais ca m’a pris 2,5 ans pour me sentir à nouveau bien dessus.

Pour moi c’est toujours l’innovation qui m’attire au championnat du monde. Je fais un trick que je suis le seul à faire au monde. On l’appelle le « inside roll » – je fais un saut-périlleux avant au dessus de la moto. C’est assez dangereux et c’est comme ça que je me suis cassé la main. Mon objectif c’est de revenir avec ce trick et de remporter le championnat du monde. La vie est courte. Aujourd’hui on parle ici, mais demain personne ne sait. Je veux saisir toutes les opportunités que la vie me donne. »

(Plainpalais | traduite de l’anglais)

Note: J’ai rencontré Marc en septembre 2021 lors du passage du Cirque Knie à Genève. Découvrez son univers et suivez ses performances sur son compte Instagram: @marcpinyolfmx

Publié le: 15 novembre 2021