« Mon père faisait aussi de la moto. Chaque week-end il partait s’entrainer ou faire des courses et il m’amenait toujours avec lui. À 3 ans il m’a mis sur une petite motocross et depuis j’ai jamais arrêté. Ma meilleure saison a été 6ème aux championnats du monde de freestyle. Quand tu sautes tu te sens libre de tout, t’es tellement concentré que le monde autour disparaît juste pendant quelques secondes. Je ne le changerais pour rien au monde. C’est mon style de vie, j’ai jamais eu de boulot normal.

Quand les premiers ont commencé à faire des backflips ça a tout changé. Plein de riders ont disparu de la scène. C’est un des trucs les plus simples à faire mais pour l’esprit c’est difficile. Parce que les conséquences sont beaucoup plus graves quand tu as la tête en bas. C’est le secret de ce sport ; c’est 90% dans la tête. La plupart des gens ont peur d’un truc et tu dois apprendre à gérer cette peur et la dépasser. J’arriverais pas à dire comment je le fais, c’est comme un interrupteur.

Les gens me demandent : « T’en as pas marre de te blesser autant ? » Bien sûr que j’aime pas ça, mais j’ai l’habitude d’avoir des bleus tous les jours, un bras cassé ici, une jambe cassée là. Ça fait partie du jeu ! Avec le temps les douleurs deviennent chroniques  donc je vais pas continuer à faire ça longtemps. J’y pense de plus en plus. Je reprendrai surement le resto de mon père. Il est près d’un terrain de jeux pour enfants à Berlin, toutes les familles viennent y boire le café le matin. J’ai grandi là-bas, j’ai tellement de souvenirs, je connais tout le monde. C’est comme une grande famille pour moi.

Mon père est tellement fier de là où je suis maintenant. Il a toujours des photos de moi avec lui dans son sac et il les montre toujours à ses clients. C’est lui qui m’a mis sur la bonne voie. C’est la personne la plus intelligente que je connaisse. Il me pousse dans la bonne direction, souvent sans que je le réalise. Il donne des petits conseils que tu remarques pas au début, mais quelques années plus tard tu comprends qu’ils avaient une plus grande portée. Sans lui je ne serais pas là où je suis. »

(Plainpalais | traduite de l’anglais)

Note: J’ai rencontré Freddy en septembre 2021 lors du passage du Cirque Knie à Genève. Découvrez son univers et suivez ses performances sur son compte Instagram: @freddypeters420

Publié le: 19 novembre 2021

« Mon père faisait aussi de la moto. Chaque week-end il partait s’entrainer ou faire des courses et il m’amenait toujours avec lui. À 3 ans il m’a mis sur une petite motocross et depuis j’ai jamais arrêté. Ma meilleure saison a été 6ème aux championnats du monde de freestyle. Quand tu sautes tu te sens libre de tout, t’es tellement concentré que le monde autour disparaît juste pendant quelques secondes. Je ne le changerais pour rien au monde. C’est mon style de vie, j’ai jamais eu de boulot normal.

Quand les premiers ont commencé à faire des backflips ça a tout changé. Plein de riders ont disparu de la scène. C’est un des trucs les plus simples à faire mais pour l’esprit c’est difficile. Parce que les conséquences sont beaucoup plus graves quand tu as la tête en bas. C’est le secret de ce sport ; c’est 90% dans la tête. La plupart des gens ont peur d’un truc et tu dois apprendre à gérer cette peur et la dépasser. J’arriverais pas à dire comment je le fais, c’est comme un interrupteur.

Les gens me demandent : « T’en as pas marre de te blesser autant ? » Bien sûr que j’aime pas ça, mais j’ai l’habitude d’avoir des bleus tous les jours, un bras cassé ici, une jambe cassée là. Ça fait partie du jeu ! Avec le temps les douleurs deviennent chroniques  donc je vais pas continuer à faire ça longtemps. J’y pense de plus en plus. Je reprendrai surement le resto de mon père. Il est près d’un terrain de jeux pour enfants à Berlin, toutes les familles viennent y boire le café le matin. J’ai grandi là-bas, j’ai tellement de souvenirs, je connais tout le monde. C’est comme une grande famille pour moi.

Mon père est tellement fier de là où je suis maintenant. Il a toujours des photos de moi avec lui dans son sac et il les montre toujours à ses clients. C’est lui qui m’a mis sur la bonne voie. C’est la personne la plus intelligente que je connaisse. Il me pousse dans la bonne direction, souvent sans que je le réalise. Il donne des petits conseils que tu remarques pas au début, mais quelques années plus tard tu comprends qu’ils avaient une plus grande portée. Sans lui je ne serais pas là où je suis. »

(Plainpalais | traduite de l’anglais)

Note: J’ai rencontré Freddy en septembre 2021 lors du passage du Cirque Knie à Genève. Découvrez son univers et suivez ses performances sur son compte Instagram: @freddypeters420

Publié le: 19 novembre 2021