« J’étais pas le même avant. Je me rappelle clairement que lorsque j’avais 12 ans j’aimais vraiment les filles. Pendant la nuit je rêvais de toutes les filles de mon école. Puis, à 13 ou 14 ans ça a changé. Je n’arrivais pas à l’accepter, c’était très difficile. J’ai pensé que je devais peut-être attendre un an et que je changerais à nouveau. Je pensais que j’étais anormal. Mon corps est celui d’un homme, donc c’est mieux si j’aime les femmes.
Je sais pas pourquoi mes sentiments sont si différents. Quand je vois des filles, je ressens rien. Je peux pas me forcer à les aimer. Mais j’attends encore parce que peut-être que ça changera. C’est mon rêve. Le sentiment à l’origine quand j’avais 12 ans était : j’aime les femmes. Donc je me dis que ça c’est moi. Mais je sais pas où est passé ce sentiment. J’ai 35 ans et rien n’a changé. Peut-être que je devrais simplement suivre le courant de l’eau, et ce qui adviendra, adviendra.
Quand je suis arrivé à Genève il y a quelques années, je me suis dit : il faut que je rencontre quelqu’un. Je voulais avoir quelqu’un avec qui voyager, parler, aimer, avec qui cuisiner et dormir (rires) ! Je l’ai rencontré sur internet. C’était ma première fois avec un homme, le premier baiser, la première fois pour tout (rires) ! C’était… merveilleux… ohlala ! C’était la première fois que j’étais amoureux. Les gens rêvent du paradis, c’est peut-être la même sensation, tu es heureux tous les jours. Ça a duré 3 ans, mais c’était pas officiel. Après une année il m’a dit qu’il était marié avec une femme. C’est pour ça qu’il pouvait seulement me voir après son travail et qu’on ne pouvait pas sortir ensemble dehors. La relation s’est terminée y’a 2 ans, mais il me manque encore.
La rupture c’est une catastrophe ! Ce qui te rend heureux te rend triste aussi. Parfois j’ai le sentiment que le monde est si injuste. Certaines personnes trouvent leur amour, mais moi j’arrive pas à trouver le mien. Pourquoi ? Si d’autres le trouvent, je devrais aussi le trouver (rires) ! Je me cache encore. Personne de mes amis ou de ma famille ne sait. Mais peut-être que si je rencontre quelqu’un et que je l’aime tellement, alors je n’aurai plus peur de me montrer. »
(Parc des Bastions)
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« J’étais pas le même avant. Je me rappelle clairement que lorsque j’avais 12 ans j’aimais vraiment les filles. Pendant la nuit je rêvais de toutes les filles de mon école. Puis, à 13 ou 14 ans ça a changé. Je n’arrivais pas à l’accepter, c’était très difficile. J’ai pensé que je devais peut-être attendre un an et que je changerais à nouveau. Je pensais que j’étais anormal. Mon corps est celui d’un homme, donc c’est mieux si j’aime les femmes.
Je sais pas pourquoi mes sentiments sont si différents. Quand je vois des filles, je ressens rien. Je peux pas me forcer à les aimer. Mais j’attends encore parce que peut-être que ça changera. C’est mon rêve. Le sentiment à l’origine quand j’avais 12 ans était : j’aime les femmes. Donc je me dis que ça c’est moi. Mais je sais pas où est passé ce sentiment. J’ai 35 ans et rien n’a changé. Peut-être que je devrais simplement suivre le courant de l’eau, et ce qui adviendra, adviendra.
Quand je suis arrivé à Genève il y a quelques années, je me suis dit : il faut que je rencontre quelqu’un. Je voulais avoir quelqu’un avec qui voyager, parler, aimer, avec qui cuisiner et dormir (rires) ! Je l’ai rencontré sur internet. C’était ma première fois avec un homme, le premier baiser, la première fois pour tout (rires) ! C’était… merveilleux… ohlala ! C’était la première fois que j’étais amoureux. Les gens rêvent du paradis, c’est peut-être la même sensation, tu es heureux tous les jours. Ça a duré 3 ans, mais c’était pas officiel. Après une année il m’a dit qu’il était marié avec une femme. C’est pour ça qu’il pouvait seulement me voir après son travail et qu’on ne pouvait pas sortir ensemble dehors. La relation s’est terminée y’a 2 ans, mais il me manque encore.
La rupture c’est une catastrophe ! Ce qui te rend heureux te rend triste aussi. Parfois j’ai le sentiment que le monde est si injuste. Certaines personnes trouvent leur amour, mais moi j’arrive pas à trouver le mien. Pourquoi ? Si d’autres le trouvent, je devrais aussi le trouver (rires) ! Je me cache encore. Personne de mes amis ou de ma famille ne sait. Mais peut-être que si je rencontre quelqu’un et que je l’aime tellement, alors je n’aurai plus peur de me montrer. »
(Parc des Bastions)